La 35ème Charly Gaul

cyclo-sportive ouverte à tous
les cyclistes de plus de 14 ans
le 7 septembre 2025 à Echternach
IMPOSSIBLE A DEPARTAGER
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Pour cette 35ème édition de La Charly Gaul, on a assisté à un duel très serré entre Vince Mattens et Michael Apers sur la ligne d'arrivée, pour la victoire sur la grande distance. Le premier avait lancé son sprint de très loin, confortablement installé en tête du premier groupe à l'approche de la ligne blanche. Mais Apers revenait fort de l'arrière et il a débouché de la roue de Mattens au dernier moment pour le sauter sur la ligne. Alors que Vince Mattens avait été déclaré vainqueur en première instance par le système de chronométrage électrique et a ainsi reçu les honneurs à la remise des trophées, la lecture à postériori des photos et images vidéo nous a mis en doute et nous avons décidé ... de ne rien décider entre les deux. Impossible en effet de départager ces deux habitués de La Charly Gaul qui seront classé ex-aequo dans les livres d'histoire. Ce n'est pas une situation inédite, pourtant: en 2005, Johan Villiger avait course gagnée à deux kilomètres de l'arrivée avant de se tromper de parcours et de passer la ligne d'arrivée après Ben Gastauer. Etant donné l'avance considérable que possédait Villiger au moment de l'incident, le jury avait décidé de les déclarer tous les deux vainqueurs à l'époque. Sur le petit parcours, la décision est également tombée au sprint cette année, mais sans contestation possible parce-que pour la deuxième année consécutive, le Belge Cyril Gustin s'est montré de loin le plus rapide d'un petit groupe à l'arrivée. Pas de discussion non-plus chez les dames ou Deborah Veerman et Tanja De Rond ont remporté des victoires avec plusieures minutes d'avance.

S'il a fait encore très beau en ce premier dimanche de septembre à Echternach, avec un soleil radieux et des températures un brin trop élevés pour se sentir tout-à-fait comfortable, ce n'était pas comparable à la canicule de l'année précédente. Une météo presque parfaite donc, qui avait incité 1.302 courageux à s'aligner sur la Place du Marché à Echternach, ce qui fait pour cette 35ème édition le deuxième meilleur score de l'histoire après 2017 (1.360 partants). 654 participants se sont alignés sur la grande distance et 648 sur le parcours le moins long, ce qui en fait un cinquante/cinquante pratiquement, alors que ces dernières années, les coureurs du grand parcours étaient généralement majoritaires d'un petit peu. Très bonne nouvelle, il y avait 100 dames au départ cette année, c'est plus que jamais et très réjouissant, d'autant plus que c'est dans la longue distance (37 partantes contre 30 en 2023) que ce record puise son origine.

Pour la troisième année d'affilée, le vainqueur de La Charly Gaul a avoisiné les 40 km/h de moyenne, sur plus de 150 kilomètres d'un parcours que l'on peut qualifier de montagneux. C'est une évidence, les vitesses sur la course ne cessent d'augmenter ces dernières années: si la moyenne se situait plutôt dans la fourchette entre 35 et 38 km/h avant les années Covid, elle n'a jamais descendu en dessous des 39 km/h depuis la fin de l'épidémie (record en 2023 de Loïc Bettendorff avec 40,4 km/h). Même constat sur le petit parcours où Cyril Gustin a bouclé cette année 100 kilomètres certes beaucoup moins difficiles avec une moyenne de plus de 41 km/h. La présence de pas mal de coureurs licenciés y est certainement pour quelque-chose. Jadis, les quelques noms connus présents au départ appartenaient plutôt à des ex-professionnels comme un certain Claudio Chiappuchi ou Kim Andersen. Maintenant, ce sont de plus en plus de coureurs en activité qui, dans un contexte général de manque de compétition au pays, utilisent les cyclo-sportives pour leur préparation aux prochaines échéances. Comme preuve, la participation de la quasi-totalité des coureurs de l'équipe nationale ayant participé au Tour de l'Avenir, y compris le vainqueur d'étape Mathieu Kockelmanm, était au départ cette année en guise de prélude au Tour de Luxembourg. L'année dernière, Christine Majerus avait fait une apparition remarquée, douze mois plus tôt, la superstar Arnaud De Lie s'était inscrite sur les listes de départ dans un anonymat total avant de se faire repérer sur la ligne de départ. Si ces coureurs visent rarement la victoire, ils sont là pour effectuer un entraînement poussé avec, souvent, un comportement offensif qui fait que La Charly Gaul devient de plus en plus une véritable course avec des moyennes très élevées.

LA CHARLY GAUL A (145 km)
Pour preuve, c'est le champion de Luxembourg de cyclo-cross et vainqueur de 2023, Loïc Bettendorff, qui a pris la tête de la course sitôt le départ réel franchi, dans la montée de Berdorf, en d'isolant à l'avant avec une bonne centaine de mètres d'avance sur un peloton emmené par Mathieu Kockelmann, Noé Ury et Mats Berns, avec notamment Pol Breser, Mil Morang et Vince Mattens dans les toutes premières positions. Deux anciens lauréats de La Charly Gaul, Ivan Centrone et Michael Apers, se trouvait beaucoup plus loin dans le groupe, tout comme Anthony Spysschaert et, plus loin encore, Raphaël Kockelmann. Ils ont été contraint par la suite de gaspiller de l'énergie pour revenir vers l'avant. Dans la descente vers la vallée de la Sûre, Bettendorff s'est octroyé jusqu'à 30 secondes d'avance sur l'avant-garde du peloton et il allait ainsi tenir le haut du pavé tout seul devant pendant une petite trentaine de kilomètres, avant de se faire rattrapper peu avant la deuxième difficulté du jour, la côte de Gralingen. Après 50 kilomètres de course, du côté de la côte de Schlindermanderscheid, 9 hommes s'étaient installés en tête de la course avec notamment les Luxembourgeois Loïc Bettendorff, Mathieu Kockelmann, Mats Berns et Mil Morang. L'avance sur les poursuivants étaient minime et bientôt, Noé Ury allait rattrapper les hommes de tête, imité par d'autres concurrents un peu plus tard.

Plus loin, dans la côte de Broderbour, Vince Mattens emmenait donc un groupe relativement conséquent d'une trentaine d'unités devant Morang et Berns, un groupe qui allait bientôt se scinder en plusieurs parties. Alors que Mathieu Kockelmann a choisi de se laisser décrocher pour terminer la course ensemble avec son frère Raphaël, 8 coureurs devaient se retrouver à l'avant de la course. Il y avait là Loïc Bettendorff, le multiple champion de Luxembourg toutes catégories de Hrinkow Advarics, Mats Berns, membre du VCU Schwenheim en Alsace et de l'épuipe nationale en espoirs, l'ancien champion de Luxemobourg juniors, Mil Morang, Michael Apers, vainqueur de La Charly Gaul en l'an 2019, Lilian Tetart, vainqueur cette année d'une course pour élites à Einvaux, en Meurthe et Moselle, le troisième des championnats de Belgique des élites sans contrat contre-la-montre Sten Van Gucht, le coureur néerlandais Tijn Voerman et Vince Mattens, 2ème cette année du Gran Fondo des Vosges. Sous l'impulsion toujours de ce dernier, dans la côte de Berdorf, Apers, Tetart et Voerman se sont retrouvés momentanément en difficulté, avant de revenir vers l'avant de la course.

Avec une minute et trente secondes d'avance sur leurs prochains poursuivants, un groupe d'une dizaine de coureurs comprenant notamment Pol Breser, Noé Ury, Max Valtey ou encore Niels Merckx et Anthony Spiesschaert, deux habitués de La Charly Gaul, les huit hommes de tête ne se sont plus séparés par la suite. Malgré des attaques de part et d'autres et des tergiversations tactiques, ils ont peu à peu creusé l'écart: 2 minutes du côté de Berbourg, puis 3 minutes dans la vallée de la Sûre, direction la ligne d'arrivée à Echternach. La décision devait donc tomber au sprint, un sprint controversé qui, appareils photos et portables en mode video à l'appui, n'a pas permis de départager Vince Mattens et Michael Apers. Les deux coureurs ont donc été classé ex-aequo à la première place, avec une bonne longueur d'avance sur Mil Morang, le troisième larron sur le podium, et Loïc Bettendorff.

La course des filles avait également sa vedette au départ: l'ancienne championne d'Europe du contre la montre Hannah Ludwig, membre d l'équipe Cofidis, était la première féminine en haut de la côte de Berdorf, bien ancré dans le peloton peloton des garçons et avec, déjà, plus de vingt secondes d'avance sur la Néerlandaise Ellen Van Doorn. Sans doute victime d'une erreur de parcours plus tard, l'Allemande s'est retrouvée embarquée avec les concurrents du petits parcours et n'a donc pas terminée la course selon les règles de l'art. Derrière Ludwig et et Van Doorn, Deborah Veerman et Hanne Van Loock étaient très bien placées en ce début de course, tout comme, un peu plus loin, la Luxembourgeoise Gwen Nothum et la triple lauréate de la course, Ils Van der Moeren, toutes avec moins d'une minute de retard sur la tête de course. Au retour de la grande boucle à Berdorf, après une bonne centaine de kilomètres de course, Deborah Veerman s'était solidement installé en tête de la course féminine: avec seulement une dizaine de minutes de retard sur Vince Mattens, qui emmenait la course des hommes, la Néerlandaise avait pas moins de 7 minutes d'avance sur un trio pourtant prestigieux composé de la championne du Brabant Flamand Hanne Van Loock, de l'ancienne championne de Luxembourg juniors Gwen Nothum et de l'ancienne championne du monde du Gran Fondo Ils Van der Moeren.

Quelques kilomètres plus loin, du côté du dernier ravitaillement, l'écart avoisinait carrément les dix minutes et Veerman, coureuse de l'équipe continentale Velopro-Alphamotorhomes qui a entre-autres disputée cette année les courses par étapes tchèques Gracia Orlova et Tour Féminin, avait déjà pratiquement course gagnée. Il lui restait juste à franchil une dernière côte, puis de rejoindre la ligne d'arrivée le long de la vallée de la Sûre bien à l'abri dans le petit peloton qui était le sien, à savoir le troisième groupe masculin à l'échelon course. A plus de 37 km/h de moyenne, Deborah Veerman a remporté la grande Charly Gaul chez les filles, 84ème au classement général avec 16 minutes de retard seulement sur le duo de vainqueurs masculin. Un bonne dizaine de minutes plus tard, Van Loock, Nothum et Van der Moeren se sont disputé les places sur le podium au sprint et dans cet ordre, Van der Moeren devant se contenter de la médaille en chocolat au général derrière ses concurrentes plus jeunes, et de la victoire dans la catégorie C des coureuses plus expérimentées. Mention bien également pour la Luxembourgeoise Isabelle Hoffmann, qui termine dans le Top 10 de la course, et pour Ingird Haast, ancienne double lauréate qui est arrivée au bout de sa x-ème Charly Gaul avec une moyenne avoisinnant les 30 kilomètres à l'heure.

LA CHARLY GAUL B (99 km)

Sven Schmit et Philippe Sunnen sont les deux coureurs qui ont pris le meilleur départ de la "petite" Charly Gaul, dans le sillage des meilleurs concurrents sur la longe distance. A Berdorf, après le passage de la première côte, Thomas Deruette était à peine quelques secondes derrière le duo, tout comme Rafael Marques, Peter Sina, Kuno Schulte, Mathias Petry, Oscar Franssen, Paulo Valente, Florain Gerard, Martin Haas ou Jeff Mathay. Le vianqueur sortant par contre, Cyril Gustin, n'avait pas réussi le meilleur envol puisqu'il se trouvait en queue du premier groupe qu'il a tout juste réussi à accrocher sur le sommet de la montée, avec déjà une vingtaine de secondes de retard sur les premiers. Il s'est lancé corps et âme dans la descente et a dû fournir un gros effort dans les prochains kilomètres pour se replacer au sein de ce groupe imposant de 200 coureurs. Après la séparation des distances, à l'entame de la côté de Broderbour, une petite centaine de coureurs étaient encore ensemble sur le petit parcours, mais le doublé Broderbour et côte de Savelborn allait séparer le bon grain de l'ivraie.

Deux coureurs sont partis à l'attaque et allaient occuper le devant de la scène pendant un moment. Les deux anciens coureurs de niveau pro continental Florian Gérard et Thomas Deruette, vainqueur entre-autres d'un Grand-prix OST-Fenster, se sont octroyés une petite avance sur une trentaine de poursuivants. Après une cinquantaine de kilomètres, dans la seconde montée vers Berdorf, les deux coureurs n'avaient cependant plus qu'une centaine de mètres d'avance sur un groupe d'une quinzaine de coureurs emmené par le Luxembourgeois Nic Zeimet devant Evan Baris et Philippe Sunnen. Légèrement distancé, Cyril Gustin luttait pour revenir en compangnie de Peter Sina et d'Anthony Dovifat, notamment. Au contraire des deux autres, ce dernier n'allait cependant jamais revenir vers la tête de la course, tout comme Jules Pairoux qui luttait également tout seul et en vain pour remonter. Derrière eux, le deuxième groupe, fort d'une dizaine d'unités avec notamment Kuno Schulte, Gil Feller, Sandro Dostert, Oscar Franssen, Loris Arnould, Johannes Schnorbach, Pierre Goffinet et Jonathan Schouppe est passé à la mi-course avec une bonne minute de retard sur la tête de course.

Les deux hommes à l'avant ont lutté courageusement pendant quelques kilomètres encore, mais se sont fait rattraper à une quarantaine de kilomètres du but. Vincent Renson et Carlos Calvo décrochés un peu plus loin, 24 coureurs se sont donc retrouvés en tête de la course dans la côte d'Osweiler et avaient du mal à se départager. Dans la dernière descente, direction la vallée de la Sûre, 7 coureurs ont pris le large, mais ils se sont fait rattraper un peu plus loin, sur le plat direction la ligne d'arrivée. Comme l'année dernière, la victoire devait donc se décider au sprint et comme l'année dernière, Cyril Gustin s'est imposé en costaud, devant Kleden Grosset et Martin Haas. Nic Zeimet termine au pièd du podium en tant que premier Luxembourgeois.

Dans la course féminine, la tenante du titre Elisa Kockelmann a réussi le meilleur départ, et de loin. Tout juste derrière le premier groupe masculin, elle n'avait qu'une trentaine de secondes de retard sur la tête de la course et devançait Tanja De Rond et June Nothum d'une minute entière, déjà. Suivaient ensuite Jolien Vleugels, Camen Burmeister et Melanie Boeur, à deux minutes, puis quelques secondes plus loin encore Noa Holleman, Joy Ledeck, Martine Hoffmann, Anna Reiff et Victoria Baumgarten. Par la suite cependant, Elisa Kockelmann n'a pas réussi à conserver la tête de sa catégorie et s'est fait dépasser un peu plus loin par Tanja De Rond.

L'ancienne basketeuse de niveau national, qui avait terminé l'édition 2024 de La Charly Gaul à la quatrième place déjà, avait réussi à intégrer un grand groupe de garçons de plus de vingt unités et elle est passée à la mi-course avec moins de dix minutes de retard sur la tête la course masculine. La Luxembourgeoise avait alors déjà plus de cinq minutes d'avance sur trois filles, Elisa Kockelmann, Anna Reiff et Carmen Burmeister, qui de surcroît se trouvaient dans un groupe un peu plus petit. Difficile pour elles de revenir dans ces conditions. Jolien Vleugels suivait une petite minute supplémentaire plus loin, tandis que June Nothum s'est retrouvée à batailler seule avec un retard de 8 minutes et allait bientôt se faire rejoindre par le trio Victoria Baumgarten, Noa Holleman et Joy Ledeck.

Tanja de Rond a finalement remporté la course féminine de La Charly Gaul B, 105ème au classement général avec une moyenne de 37 km/h et une bonne douzaine de minutes de retard seulement sur le vainqueur masculin. Elle devance la lauréate de l'année dernière, Elisa Kockelmann, et l'autre Luxembourgeoise, Anna Reiff, de près de 6 minutes. Meilleure de la catégorie C des filles un peu plus expérimentées, l'Allemande Carmen Burmeister termine quatrième de la course, alors que June Nothum était la meilleure jeune en 10ème position, avec un retard de 16 minutes sur De Rond.

Deux liens vers des articles de la presse écrite (Le Quotidien et Tageblatt) se trouvent ci-dessous:

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