La 34ème Charly Gaul

cyclo-sportive ouverte à tous
les cyclistes de plus de 14 ans
le 1er septembre 2024 à Echternach
CHARLY ET CHAREL
www.arnoldkontz-cycles.com www.echternach.lu www.inspiringluxembourg.public.lu www.ost.lu

Sous la chaleur, Charel Meyers a gagné la course nommée d'après son illustre presqu'homonyme, après une course tactique parfaite. En 2022 déjà, le Luxembourgeois exilé en Alsace s'était montré aux avant-postes en tout début de course, sur un parcours presque similaire, avant de finalement terminer 23ème. Aujourd'hui, il a su attendre le bon moment pour produire son effort et s'est montré le plus rapide d'un groupe de tête de 5 coureurs. Seule récidiviste dans le palmarès de 2024, Christine Majerus était sans concurrence chez les dames sur le grand parcours, en rivalisant avec les meilleurs garçons et en s'imposant une deuxième fois, après 2007. Elisa Kockelmann et Cyril Gustin ont, quant-à-eux, ouvert leur compteur sur la petite distance. Mais l'édition 2024 de La Charly Gaul était surtout marquée par les conditions météorologiques: une chaleur inhabituelle pour un mois de septembre a fait souffrir coureurs et bénévoles, au point que la course après l'eau est rapidement devenue une priorité pour l'organisation qui n'a pu éviter les ruptures de stock aux différents ravitaillements.

Un bon millier de concurrents ont donc pris le départ commun pour les deux distances, dans trois box de départ correspondant à leur objectiv de la journée: gagner, faire un bon classement ou simplement s'amuser. Avec un tiers des concurrents dans chaque box, le peloton était bien mieux réparti que l'année précédente et le système commence à faire ses preuves puisqu'il permet de regrouper un maximum de coureus dans le laps de temps pendant lequel les carrefours sont surveillés, les points noirs et dangereux restant bien entendu la séparation des deux distances après quelques kilomètres et le gros peloton du début de course. Même si, avec 1101 participants, on était loin cette fois-ci du record de 1360 coureurs datant de 2017 et également inférieur aux chiffre de l'année précédente (1274 coureurs). La chaleur anoncée a sans doute joué son rôle dans cette statitistique, plus encore que la concurrence avec d'autres évènements à la même date comme les championnats du monde de Gran Fondo au Danmark, le légendaire Ötztal-Marathon ou la journée de la bicyclette au Stelvio. Car malgré plus de 1.000 pré-inscripts, le peloton n'a guère grandi au cours des inscriptions de dernière minute sur place à Echternach, dans le très beau hall du Trifolion. C'est sur le grand parcours que les désistements semblent être les plus nombreux puisqu'avec 512 participants contre 589 sur les 100 kilomètres, les "A" étaient minoritaires par rapport aux "B", contrairement à l'année précédente. Le contingent féminin est également en baisse en 2024 avec 73 participantes, 14 de moins qu'il y a douze mois. 22 de ces courageuses demoiselles ont opté pour la distance de 150 kilomètres, tandis que 51 se sont élancé pour les 100 kilomètres, ce qui en fait plus ou moins les mêmes proportions que par le passé récent.

28 nationalités étaient présentes au départ de cette Charly Gaul, parmi-eux, les nombreux Belges ont constitué presque un tiers du peloton (360 concurrents), d'une petite longueur devant les Luxembourgeois, plus nombreux que jamais (excepté 2017) avec 278 participants et les Néerlandais qui ont aligné 142 personnes au départ. Les deux coureurs les plus jeunes de cette Charly Gaul avaient 15 ans seulement, Louis Jaboulay et Thibault Hansen qui a réussi l'exploit de se classer 120ème à plus de 35 km/h de moyenne sur la petite distance. Agé d'un supplémentaire à peine, Charel Schiltz (encore un Charel) a terminé 193ème sur la grand distance à plus de 32 km/h de moyenne. Le sempiternel Hans May a terminé le parcours B en moins de 6 heures à l'âge respectueux de 85 ans, alors que le Belge Jos De Smedt était le coureur le plus expérimenté du grand parcours à 75 ans. Ses cadets d'un an, Erich Hammerschmidt et Frederic Jacobs, ont réussi l'énorme exploit de terminer le grand parcours dans la première moitié des concurrents, à 74 ans et 29 km/h de moyenne. Chapeau bas également au président de la Fédération du Sport Cycliste Luxembourgeois, M. Camille Dahm, qui a terminé sa enième Charly Gaul à plus de 24 km/h de moyenne. Pour la 34ème année consécutive, Yves Lehnert et Nico Thomas se sont inscrit sur la grande distance de La Charly Gaul, mais, si Yves Lehnert a pu terminer le grand parcours à plus de 24 km/h de moyenne, Nico Thomas a finalement opté pour le parcours un peu moins corsé qu'il a terminé avec quelques difficultés, au vu de la chaleur. Félicitations, Messieurs !

Le parcours 2024 était on ne peut plus classique puisqu'il était quasiment identique à celui de 2022 avec notamment l'interminable côte de Gralingen, la longue montée à travers le village répondant au joli nom de Schlindermanderscheid qui culmine ensuite sur les magnifiques paysages des hauts-plateaux direction Consthum et Wahlhausen. Après l'enchaînement difficile de Broderbour et Savelborn, un autre juge de paix de l'édition 2024 se situait sans doute en amont de Berdorf, village escaladé comme il y a 12 mois par deux versants différents. Topographie oblige, la fin de parcours était un peu moins difficile à partir de là avec une succession de côtes plus modestes. Le parcours a terminé l'accumulation de dénivellation positive sur les hauteurs d'Osweiler, dernière côte escaladée pour la troisième fois de l'histoire de la course, après 2013 et 2015.

LA CHARLY GAUL A (145 km)

Tout fraîchement sorti du Tour de l'Avenir, Arno Wallenborn du Team Snooze a emmené la course depuis les premiers hectomètres jusqu'au sommet de la côte de Berdorf, avec quelques secondes d'avance sur Noé Ury et le millier des autres concurrents. Le vainqueur sortant, Loïc Bettendorff, était également dans l'avant-garde du peloton, mais derrière lui, le groupe était déjà bien fissuré et les écarts entre les différents groupes parfois conséquents. Dans la descente vers la valée de la Sûre, Wallendorf était toujous devant, mais allait se faire rattraper par Ury, Bettendorff et Charel Meyers, tandis que Jarne Herman, Tobias Endres et Mats Berns n'étaient pas loin derrière.

Petit regroupement dans la vallée de la Sùre, et ensuite, on redistribue les cartes: après une bonne heure de course, à Gralingen, un groupe de 5 coureurs s'était installé en tête de la course avec une trentaine de secondes d'avance. Il y avait là Charel Meyers, dans son beau maillot de champion d'Alsace, le coureur élite sans contrat allemand Tobias Endres, Moritz Palm, vainqueur récent d'une cyclosportive sur le Nürburgring, Michiel Minnaert, ancien vainqueur des légendaires Gran Fondo Vosges et Marmotte, ainsi que Tim de Baere, qui a participé déjà à La Charly Gaul en 2023. Ce dernier avait cependant un peu présumé de ses forces puisqu'il a dû décrocher du premier groupe dans la montée de Hobscheid, remplacé par un Noé Ury qui avait été en poursuite depuis plusieurs kilomètres. A l'entame de la côte de Schlindermanderscheid, un peu plus loin, les cinq hommes de tête avaient 1'15" d'avance sur un peloton d'une vingtaine de coureurs qui contenait entre-autres Bettendorff et Wallenborn. L'entente n'était pas au beau fixe chez les poursuivants et l'écart ne cessait d'augmeneter, 2 minutes au kilomètre 75 à Bleesbreck.

L'affaire n'était pas au goût de Vince Mattens, troisième de La Charly Gaul en 2023. Le Belge est sorti en contre dans l'ascension de la côte de Berdorf, bientôt imité par le vainqueur sortant Loïc Bettendorff, le lauréat de l'Arden Challenge Arno Wallenborn, le spécialiste de cyclo-cross Timothé Gabriel, le champion de Luxembourg juniors du contre-la-montre Mats Berns, le coureur élite sans contrat Belge Jarne Herman et le Néerlandais Stijn Wieling. Ils ont rattrappé Mattens un peu plus loin, mais toujours à distance respectable de plus de 2 minutes du groupe de tête. Un troisième groupe, plus conséquent avec notamment l'ancien coureur professionnel Matti Helminen, multiple champion de Finlande, et les Luxembourgeois Tim Karier, Pablo Blatt et Ken Conter avait déjà près de 10 minutes de retard sur la tête de course.

Les positions évoluaient peu: au dernier ravitaillement à une trentaine de kilomètres de l'arrivée, les 5 fuyards avaient toujours 2 minutes et demie d'avance sur les 7 poursuivants et la victoire devait donc se décider entre-eux. Vainqueur déjà de deux courses en Allemagne cette année, Charel Meyers a confirmé sa belle saison en s'imposant au terme d'un sprint entamé de loin, avec une petite longueur d'avance sur l'Allemand Moritz Palm et Michiel Minnaert. Noé Ury et Tobias Enders terminent au pièd du podium dans le même temps, alors que, une minute et demie plus tard, Loïc Bettendorff remportait le sprint pour la sixième place devant Wallenborn et Mattens dans cet ordre.

Chez les filles, l'ordre établi était clair: la multiple championne de Luxembourg Christine Majerus faisait figure d'archi-favorite et s'est installée d'emblée dans le premier grand groupe des garçons avec, après une vingtaine de kilomètres de course seulement, près de trois minutes d'avance sur Katleen Luypaert et Madelon Thevis, qui ont pourtant des belles références en la matière: Luypaert avait déjà terminé deuxième de La Charly Gaul, en 2016, et a également remportée au cours de sa carrière cyclo-sportive les fameux Mallorca 312 sur l'île baléare. Thevis quant-à-elle, a terminé dans le Top 10 du Gran Fondo du col de la Madeleine, début août de cette année. Les deux filles étaient accompagnées par Jane Roeder, tandis que Merel Noorts et Maria Ricci n'étaient pas loin derrière. Ingrid Haast, double lauréate de La Charly Gaul, avait déjà 5 minutes de retard sur Majerus après une demi-heure de course et allait abandonner un peu plus loin.

Pendant 80 bornes, Christine Majerus s'est maintenue dans le premier grand groupe de la course, mais elle a perdu contact suite à un ravitaillement puisqu'elle s'était arrêtée du côté d'Ermsdorf pour remplir ses bidons, alors que ses compagnons de route ont pour la plupart ignorés l'appel de la soif. Pendant plusieurs kilomètres, Majerus a chassé derrière ce groupe sans jamais parvenir à rentrer. De retour à Berdorf, après une centaine de kilomètres, la Luxembourgeoise roulait toujours en solitaire et avait une quinzaine de minutes de retard sur la tête de la course masculine, mais près d'une vingtaine (!) de minutes d'avance sur la deuxième féminine de la course, Katleen Luypaert, qui devançait Thevis et Noorts de quelques kilomètres. Même Topo à Lellig, à 28 bornes de la fin, où la coureuse de l'équipe SD Worx évoluait dans un petit groupe de 5 coureurs, avec 19 minutes de retard sur le premier garçon et maintenant plus de 20 minutes d'avance sur la deuxième fille.

Christine Majerus, déjà lauréate de La Charly Gaul B en 2007, remporte donc l'édition 2024 de notre cyclo-sportive favorite sur la longue distance chez les femmes, 49ème au classement scratch avec une moyenne de 36 km/h sur près de 160 kilomètres. Elle devance Katleen Luypaert de 19 minutes et 42 secondes à l'arrivée. La Belge, 172ème au classement commun avec les garçons, précède pour sa part la Néerlandaise Madelon Thevis d'une vigtaine de positions et de 4 minutes. Merel Noorts temine au pièd du podium.

LA CHARLY GAUL B (99 km)

Pour la troisième année consécutive, les participants de la Charly Gaul B ont pris le départ avec les concurrents de la longue distance et bon nombre d'entre-eux ont réussi à intégrer le premier groupe, à l'image de Chris Johanns, Thomas Deruette, Julien Duchesne, Leander Ihle, Valentin Georges, Jérôme Manguette, Markus Zingen, Sebastien Calmant, Mika Fonk et Simon Meiers. D'autres ne se trouvaient pas loin derrière comme Sven Schmit, Cyril Gustin, Benoit Louyet, Jo Biehl et Anthony Dovifat, qui sont parvenus à réintégrer le premier peloton sur la longue partie de plat avant la séparation des deux parcours. Sur les côtes de Broderbour et de Savelborn, désormais orphelins de leurs compagnons de la longue distance, trois hommes ont réussi à distancer leurs compagnons pour s'installer en tête de la course: Chris Johanns, le natif de la région qui est candidat régulier aux courses régionales du Grand-Duché, Cyril Gustin, un habitué des cyclo-sportives en Belgique, vainqueur notamment d'un contre-la-montre à Zolder, et Thomas Deruette, l'ancien coureur pro vainqueur entre-autres du Grand-prix OST-Fenster en 2019.

Dans la côte de Berdorf, à 45 kilomètres de la conclusion, les trois hommes avaient 1 minute et 15 secondes d'avance sur un groupe de 6 concurrents composé de Julien Duchesne, Benoît Louyet, Simon Meiers, Sven Schmit, Jo Biehl et Leander Ihle. Un plus grand peloton avec notamment Claudio Astolfi, jadis coéquipier d'un certain Mario Cipollini dans la formaiton Aqua et Sapone, Raphaël Kockelmann, Patrick Rauen, Pit Schlechter, Mika Fonk, Lenn Schmitz, Pascal Maquet et Carlos Calvo suivait une mintue supplémentaire plus en arrière. Une vingtaine de kilomètres plus loin, du côté du dernier ravitaillement, la situation était inchangée: les trois hommes de tête avaient 1'26" d'avance sur les six poursuivants, alors que le troisième groupe, qui ne comptait plus qu'une vingtaine d'unités, était à trois minutes.

Comme sur la longue distance, la décision est finalement tombée au sprint et c'est le Belge Cyril Gustin qui s'est imposé devant le Luxembourgeois Chris Johanns et son compatriote Thomas Deruette, dans cet ordre. Environ deux minutes plus tard, l'ancien coureur professionnel Claudio Astolfi a prouvé qu'il avait de bons restes en remportant le sprint pour la quatrième place, devant l'ancien champion de Luxembourg de cyclo-cross Raphaël Kockelmann et Lenn Schmitz de l'UC Dippach.

Chez les filles, la Français Chloé Schwartz a pris le meilleur départ dans la côte de Berdorf, en compagnie notamment d'Elisa Kockelmann, soeur de Raphaël, de la Néerlandaise Gitte Bongearts, de l'autre Français Charline Barbalonga ainsi que des Belges Melanie Boeur et Ethel Vandermeiren. Toutes faisaient partie d'un deuxième grand groupe au sommet, qui allait cepentant se disloquer un peu plus loin, après la séparation des parcours. Au retour à Berdorf, peu après la mi-course, Elisa Kockelmann était en tête du classement féminin avec une minute et demie d'avance sur Chloé Schwartz et plus de six minutes d'avantae sur le duo composé de Gitte Bongaerts, 5ème de La Charly Gaul l'année dernière et de la joueuese de basket Tanja De Rond, qui avait bien remonté dans le peloton après un départ difficile.

A trente kilomètres du but, Elisa Kockelmann était toujours parfaitement en lice pour la victoire, dans un groupe d'une dizaine de coureurs, avec 13 minutes de retard seulement sur la tête de course masculine et trois minutes d'avance sur Chloé Schwartz. L'ancien multiple championne de Luxembourg dans les catégories d'age a finalement remporté La Charly Gaul B chez les filles à plus de 35 km/h de moyenne, en se classant 97ème du classement scratch. Une minute et 46 secondes plus tard, Chloé Schwartz a terminé 139ème du classement en tant que deuxième fille, alors que Gitte Bongaerts s'est classée en troisième position à près de 10 minutes. Mention spéciale également à la Luxembourgeoise Tanja De Rond qui a terminé quatrième féminine à plus de 33 km/h de moyenne, dans le même temps que Bongaerts.

Ci-après un joli film envoyé par M. Vincent Hays, participant à la Charly Gaul 2024:



Vous pouvez également regarder le reportage réalisé pour la télévision par RTL Letzebuerg à l'adresse suivante:

www.rtl.lu

Un très bel article dans la presse écrite de l'ami Denis Bastien (LE QUOTIDIEN) se trouve ici:

lequotidien.lu

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