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La quantité de participants a certainement fait défaut cet après-midi à Contern pour la 17ème édition de l'épreuve parrainée par la société Ostfenster de Romain Hilger, ou alors la 21ème si on y ajoute les quatre Grand-prix de la Commune de Manternach courus entre 1985 et 1988. Mais la qualité des coureurs était au rendez-vous. A l'issue d'une course sur un circuit très sélectif, l'équipe bulgare de Nessebar, avec à sa tête le champion national Georgie Georgiev, a ainsi écrasé la course et monopolisé le podium dans sa totalité, avec pour principaux adversaires le Costa-Ricain Obando Brenes, présélectionné pour les championnats du monde à Varese, et le formidable Luxembourgeois Tom Kohn.
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Tom Kohn
(photo: Max Gindt)
| 48 coureurs se sont inscrits sur la liste de départ du Grand-prix Ostfenster, bien conscients de ce qui les attendait: un circuit difficile avec la côte de Moutfort à gravir quinze fois, un vent de face violent et, pour courronner le tout, des adversaires coriaces en la personne des Bulgares et du Costa-Ricain, des adversaires dont la réputation commence à franchir la frontière depuis nos voisins les Belges, où ils ont déjà réalisés quelques exploits face à des coureurs de très bon niveau. Et la course ne tarde pas à démarrer car dès les premiers kilomètres, les attaques fusent. Dans la
première ascension de la côte de Moutfort, dix coureurs se dégagent et ils prennent vite une trentaine de secondes d'avance: Pascal Triebel, Claude Degano, Tom Kohn (Tétange), Georgi Georgiev, Martin Grashev, Spas Gyorov (Nessebar), Gregori Brenes (Chevigny), Christophe Gillardin (Belvaux), Joël Zangerlé (Cessange) et Paul Bentner (Diekirch).
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Triebel et Fogen
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Principale victime du mouvement: Steve Fogen, qui s'est retrouvé piègé à l'arrière du peloton au moment de l'attaque. Etant donné que l'écart avec le groupe de tête avoisinne la minute au troisième tour, le professionnel de chez Preti-Mangini s'est vu contraint à effectuer une course-poursuite pour espérer revenir sur la tête de la course. Il s'y colle avec Daniel Bintz et les deux autres coureurs bulgares, Zaraliev et Stoychev entre-autres. Vers la mi-course, les deux groupes sont toujours séparés d'une quarantaine de secondes, alors que le peloton principal compte déjà deux minutes de retard et n'aura plus d'influence sur l'issue de la course.
Mais les choses ne vont pas tarder à évoluer. Devant, en effet, les Bulgares en remettent une couche et font éclater le groupe de tête: ils ne sont plus que 6 à l'avant: les trois coureurs de Nessebar (Georgiev, Grashev, Gyorov), deux de Tétange (Kohn et Degano) ainsi que le Costa-Ricain de chez Chevigny (Brenes). Exit pour Triebel, Zangerlé, Gilladin et Bentner qui sont vite rejoints par le groupe Fogen. Mais Pascal Triebel n'a pas encore dit son dernier mot. Il avait loupé le bon groupe, mais les jambes sont encore bonnes: il veux donc à tout prix revenir et se lance à la poursuite avec Fogen.
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Georgi Georgiev
(photo: Max Gindt)
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Peu à peu, Triebel et Fogen grignotent leur retard, de quarante, il passe à 30 secondes, puis à vingt. Les deux hommes ont la tête de course en vue, mais ne parviennent pas à rentrer. Steve Fogen, qui manque de compétition après une grave maladie, ne peut pas apporter le soutien voulu et Pascal Triebel a déjà laissé beacoup de forces dans la bagarre, face au vent. Et puis, surtout, à l'avant, la bagarre reprends de plus belle. Georgi Georgiev, le champion de Bulgarie, accèlère à deux tours de la fin et parvient à se détacher, tandis que Claude Degano, qui peine à hisser sa lourde carcasse vers le sommet de la côte de Moutfort pour la enième fois, doit laisser décrocher après une très belle course. Il attends alors son copain Pascal Triebel, en compagnie duquel il va terminer l'épreuve à la 6ème position.
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Le podium
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Car les cinq premières places sont déjà acquises, reste à savoir dans quel ordre. Georgiev, décidément de loin le plus fort, prends vite une trentaine de secondes d'avance, alors que ces deux coéquipiers, et c'est de bonne guerre, ne prennent plus de relais parmi les poursuivants. Le Costa-Ricain Obando Brenes veut, quant-à-lui, jouer au plus malin. Il ne participie que très peu à l'effort collectif, préférent se cacher dans les roues pour troquer les espoirs de victoire contre une hypothétique place sur le podium. Il incombe donc au jeune Tom Kohn d'abattre tout le boulot. Imperturbable, le coureur
du LC Tétange prends de longs relais, sans se poser de questions, et se dit qu'il a tout à apprendre dans une telle situation. Il sortira la tête haute du combat, même s'il sera certes mal récompensé pour son énorme travail par une cinquième place dans le classement final.
Car dans le dernier tour, les Bulgares profitent de leur supériorité numérique. Une fois l'avantage de l'homme de tête supérieur à la minute, ils se mettent à attaquer à tour de rôle. Kohn et Brenes répondent une fois, deux fois, trois fois ... La quatrième sera de trop et l'heureux élu, Spas Gyurov, prends le large du côté de Moutfort, direction une deuxième place bien méritée avec 1'05" de retard sur son compatriote et chef de file Georgiev. Derrière, Tom Kohn continue à mener le train tandis que Brenes et Grashev jouent au chat et à la souris pour la troisième et dernière place sur le podium. Le Costa-Ricain lance le sprint bien avant la dernière ligne droite, mais se fait dépasser par le Bulgare avant l'arrivée. Les coureurs de Nessebar occupent donc les trois premières places du 21ème Grand-prix OST-Fenster avec Georgiev, Gyurov et Grashev et fournissent également le meilleur espoir en la personne de Spas Gyurov. Tom Kohn, quant-à-lui, il aura le bouquet largement mérité de premier luxembourgeois.
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